Face à une néphropathie d’origine indéterminée (NCOI), le choix du test génétique est stratégique et non séquentiel. L’approche traditionnelle, guidée par le phénotype, est souvent mise en échec car le tableau clinique de l’adulte est fréquemment atypique ou trompeur. Pour cette raison, la stratégie “Exome-first” (séquençage d’exome en première intention) est aujourd’hui la plus efficiente. Elle offre un rendement diagnostique bien supérieur (environ 25%) aux panels de gènes ciblés (~10-15%) et permet de surmonter l’hétérogénéité phénotypique, évitant ainsi l’impasse diagnostique d’un panel négatif. Le défi se déplace alors du choix du test vers l’interprétation collaborative des résultats, notamment la gestion des variants de signification incertaine (VUS).