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Place des marqueurs tumoraux dans les cancers de l’utérus et de l’ovaire

Pictogramme horloge Emmanuelle Cart-Tanneur Pictogramme horloge Avril 2015

Avec plus de 10000 cas par an en France, les tumeurs gynécologiques (col, endomètre, ovaire) sont responsables de plus de 5000 décès. Si leur dépistage repose essentiellement sur l’imagerie et leur diagnostic sur l’histologie, les marqueurs tumoraux conservent une place de choix dans le suivi post-traitement et la détection précoce des récidives.

Utérus

Col

Chaque année, avec 3000 à 3500 cas, le cancer du col est responsable d’environ 1000 décès. 85 % sont des carcinomes épidermoïdes (origine : exocol) et 15 % des adénocarcinomes (origine : canal cervical ou endocol). Selon les données de l’Institut National du Cancer, l’âge moyen au moment du diagnostic est de 54 ans. Son origine virale (HPV, ou Human PapillomaVirus) a été démontrée, et son dépistage fait l’objet de rappels constants de la part des autorités de santé. Le diagnostic d’un cancer du col est avant tout anatomopathologique (frottis cervico-utérin, biopsie cervicale). L’intérêt des marqueurs tumoraux se limite à l’évaluation de l’efficacité des traitements.

On utilise en particulier :

  • Pour les tumeurs épidermoïdes : SCC (Squamous Cell Carcinoma) et Cyfra 21.1, qui permet également une détection précoce des récidives,
  • Pour les adénocarcinomes : CA 125
  • Moins spécifiques : ACE et CA 19.9
Endomètre

Cancer gynécologique le plus fréquent en France, le cancer de l’endomètre, qui se développe à partir de la muqueuse intra-utérine, touche près de 5000 femmes par an, et est à l’origine d’environ 2000 décès.
Il se développe généralement (75% des cas) après la ménopause, et son incidence est en augmentation du fait du vieillissement de la population. Le diagnostic du cancer de l’endomètre est avant tout histologique (examen anatomopathologique d’une biopsie). Il n’existe pas de marqueur tumoral spécifique. Un dosage initial de CA 125 peut cependant être utilisé pour évaluer la réponse au traitement et orienter le diagnostic en cas de suspicion d’extension régionale ou d’atteinte ovarienne.

Ovaire

On dénombre chaque année environ 4000 cas de cancer de l’ovaire en France, qui provoqueront 3000 décès : longtemps asymptomatique, il est souvent diagnostiqué à des stades tardifs. Le facteur de risque le plus important est d’origine génétique (mutation des gènes BRCA 1 ou 2)
Le choix d’un marqueur tumoral dépend du type histologique du cancer :

  • Tumeurs épithéliales mucineuses (15 % des cas) :
    ACE et CA 19.9, notamment en suivi post-opératoire, et CA 72.4 qui permet par exemple, par son dosage dans un liquide de kyste ovarien, d’orienter vers un type mucineux.
  • Tumeurs épithéliales séreuses (adénocarcinomes, 85 % des cas) :
    CA 125 et HE 4 (Human Epididymal Protein 4)

Peu sensible et peu spécifique, le CA 125 est inadapté à un dépistage de masse, mais son association à une échographie pelvienne offre, en cas de masse suspecte, une bonne sensibilité diagnostique. Il reste un très bon marqueur pour le suivi post-thérapeutique, tandis que le HE 4, plus sensible aux stades précoces du cancer ovarien, est un indicateur précoce de récidive.
L’association CA 125 et HE 4 s’est avérée être un indicateur de malignité plus précis que ne le sont chacun des marqueurs individuellement. Ce risque de malignité s’exprime grâce au calcul du score ROMA™ (Risk of Ovarian Malignancy Algorithm), qui prend également en compte le statut de ménopause.

De nombreuses études ont montré que le ROMA améliore la détection des cancers ovariens

Rappel : En raison de la variabilité des normes inter-laboratoires et inter-techniques, les dosages de marqueurs effectués pour un même patient doivent être réalisés dans le même laboratoire et avec la même technique.


Pour en savoir plus

  • Mémento du Biologiste : HE4/ROMA dans le cancer de l’ovaire (numéro 10 – octobre 2013)
    Disponible exclusivement sur Biomnis Connect
  • HAS – Cancer de l’endomètre décembre 2010 (actualisation juillet 2014)
    accédez aux recommandations
  • HAS – Cancer de l’ovaire – janvier 2010 (actualisation juin 2012)
    accédez aux recommandations
  • HAS – Cancer invasif du col utérin – janvier 2010 (actualisation juin 2013)
    accédez aux recommandations

Article revu en Août 2017


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